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IIAV International News est un bulletin d’information semestriel publié par le Service de la Coopération internationale (CI) du Centre international d’information et d’archives du mouvement des femmes (IIAV). Le CI a pour mission de collaborer avec des partenaires d’autres pays afin d’assurer la visibilité, l’accès et la disponibilité des informations sur la condition de la femme.

IIAV International News
Volume 5 - No 1 - Mai 2004

IIAV International News informe ses lecteurs des projets internationaux mis en place entre l’IIAV et des partenaires de par le monde, destinés à diffuser l’information sur la condition de la femme auprès des décideurs politiques, des organisations féminines et des médias. Ce bulletin constitue également une plate-forme où les lecteurs peuvent communiquer leurs informations concernant leurs programmes de coopération.


Dans ce numéro

Éditorial

In Memoriam
La chute d’un grand arbre – Hommage à Joke Blom

Projets
Médias: une couverture sexospécifique
Conférence Know How: un regard sur l’avenir
Échange entre formatrices à Sofia

Produits
Le film Password: Women
Une porte ouverte sur le monde de l’information des femmes
Sites internet au féminin
Genre et Eau: un nouveau CD-ROM

Nouvelles des partenaires
Réouverture du Centre Bonnemaison

Conférences
Sommet d’Information sur l’Eau, Pays-Bas
Réseau d’information des femmes, Mexique
Forum International sur l’Information des Femmes, Japon


Éditorial

Lin McDevitt-Pugh La Direction générale néerlandaise à la coordination de l’émancipation (DCE), un organe gouvernemental, vient de fêter son vingt-cinquième anniversaire. À l’occasion de cette célébration, l’IIAV a projeté la bande annonce de son nouveau film intitulé « Password: Women ». Celui-ci présente des femmes d’Ouganda, du Costa Rica, de Macédoine et des Pays-Bas, dans toute leur diversité, impliquées dans la diffusion d’informations destinées à améliorer la vie des femmes. Car les organisations d’information des femmes jouent un rôle important. C’est grâce à leurs efforts que l’information est diffusée, créée, partagée. L’information est la clé pour sortir de la pauvreté, une condition qui affecte majoritairement les femmes.

À peine un an nous sépare encore de Beijing +10. À l’approche de l’anniversaire de ce sommet historique, de nombreuses questions se posent. Quel est le bilan des divers gouvernements? Honorent-ils les promesses faites lors de la 4e Conférence des Nations Unies sur les femmes, à Beijing en 1995? Les organisations d’information des femmes avaient joué un rôle essentiel lors de la préparation de cette rencontre. En 2004, l’IIAV mettra en œuvre touts les informations et ressources dont il dispose pour convaincre le gouvernement néerlandais que le budget national consacré à la coopération ne peut être réduit. 2005 doit être une année porteuse de bonnes nouvelles pour les femmes.

Lors du récent événement du DCE, l’une des anciennes directrices de la Direction générale, Anne Marijke Steen, a décrit son travail comme « un financement de la révolution »: financer des organisations comme l’IIAV pour revitaliser et renouveler la politique néerlandaise. Joke Blom, la directrice, était là pour recevoir ces félicitations au nom de l’IIAV. De son vivant, elle fut couverte de nombreux éloges mérités. Après son tragique décès en janvier dernier, nous, ses collègues, avons encore reçu bien des hommages à Joke. Merci: ils nous aident à poursuivre son œuvre. Dans les pages suivantes, vous en apprendrez davantage sur les nombreux projets auxquels participe l’IIAV de par le monde, projets qui constituent un nouvel hommage au courage et à la vision politiques de Joke Blom.

Lin McDevitt-Pugh
Directrice des programmes
IIAV / Service de la Coopération internationale

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“La chute d’un grand arbre”

Hommage à Joke Blom

Joke Blom Inattendu, irréel, choquant. Les mots flottaient dans l’air à l’IIAV, formant l’essence de nos conversations internes, le reflet des centaines de messages qui nous sont arrivés des quatre coins du monde. Joke Blom, directrice de l’IIAV, est décédée le 26 janvier. Elle avait à peine 46 ans.

En cette huitième année sous sa direction, l’IIAV est florissant. Au niveau national, le centre, à l’époque en passe de perdre ses financements, a su renforcer sa position tant financière que politique. À l’échelon international, l’IIAV était un quasi-inconnu avant 1995. Dès son arrivée, Joke était bien déterminée à ce que « son » IIAV fasse une différence dans le monde. Et elle a atteint son objectif. Comme l’écrivait Susanna George d’Isis-International Manila: « Je sais que son décès est une grande perte pour l’IIAV. Cependant, j’espère que vous trouverez toutes le courage et la vision collective de poursuivre votre mission d’organisation d’avant-plan dans le mouvement des femmes. »
« Elle a permis une telle percée dans le mouvement des femmes, ne serait-ce que par l’avancée du processus ‘Know-How’ », ajoutait Isha Dyfan de l’International Women’s Tribune Centre.

Celles d’entre nous qui la connaissaient savaient que nous étions en présence d’une grande dame lors de nos réunions, de l’organisation d’événements ou de l’évocation de scénarios pour l’avenir. Anne Walker, ex-directrice de l’IWTC à New York, écrivit d’Australie: « Elle était toujours là pour chacune d’entre nous, ne perdant jamais espoir, toujours pleine d’idées, avec son grand rire franc et son sourire. Elle va beaucoup nous manquer. » Ruth Ojiambo Ochieng d’Isis-WICCE en Ouganda se souvient de Joke comme d’une « féministe qui travaillait avec énormément de passion et d’amour au bien-être des femmes de par le monde. » Et Christina Buder, de Frauensolidaritaet Informationsarbeit zu Frauen in Afrika, Asien und Lateinamerika (Autriche) de témoigner: « Elle restera dans nos cœurs et nos esprits comme l’une des grandes pionnières de l’information des femmes, l’instigatrice d’un réseau international des droits de la femme. »

De nombreux collègues et amis ont évoqué des souvenirs de Joke Blom lors du service de commémoration organisé à l’IIAV le 6 février. Ce ne sont pas tant ses actes que sa personnalité qui ont permis ces nombreuses réalisations. Lors des funérailles, l’un des frères de Joke disait: « Le dimanche 26 janvier, il n’y avait pas de vent. Mais un grand arbre est tombé. » Pour nous, elle était un grand arbre, dans les branches duquel le vent soufflait puissamment.

Joke blom
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Projets

Médias: une couverture sexospécifique des événements internationaux

Un projet d’e-féminisme efficace

Repas iranien lors du SMSI Les Pénélopes et l’IIAV, tous deux membres du réseau ENAWA (European and North American WomenAction), ont organisé et géré ensemble cette année et l’année dernière une couverture féministe du deuxième Forum Social Européen (FSE), du Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI) ainsi que du Forum Social Mondial (FSM). Lors de chacun de ces événements, des thèmes clés concernant en particulier les femmes ou les mouvements féminins ont fait l’objet d’une analyse sous l’angle féministe. Question d’entendre, d’enregistrer et de se faire l’écho des voix des femmes. Et le féminisme a bel et bien marqué l’histoire de ces événements internationaux.

Grande réunion des mouvements sociaux européens, le FSE s’est déroulé du 12 au 15 novembre à Paris, France. Travaillant avec le réseau ENAWA, une équipe de treize journalistes féministes et représentantes d’ONG d’Europe centrale et orientale a couvert l’événement. L’un des objectifs majeurs était d’assurer une large diffusion des informations rassemblées par l’équipe. À cela s’ajoutaient la publication quotidienne, et en ligne, de comptes-rendus et nouvelles sur le site tant des Pénélopes que de l’ENAWA ainsi qu’un journal de seize pages en anglais et en français distribué par les participantes d’Europe centrale et orientale dans leurs réseaux. Baptisé Pour une Europe féministe et altermondialiste, il reprenait, et révisait, divers articles publiés lors de la couverture quotidienne en ligne.

Quant au SMSI, il s’est tenu à Genève, Suisse, du 8 au 12 décembre. Une équipe de journalistes féministes a suivi l’événement, permettant ainsi un suivi quotidien en ligne de l’événement. De plus, des bulletins électroniques étaient envoyés tous les jours à ceux et celles qui s’étaient inscrits sur une liste de distribution. Une sélection de ces articles a ensuite été publiée dans un journal, Digit@ll Future, en anglais surtout, mais avec des résumés en français et en espagnol, pour être distribué le dernier jour de la conférence. Dafne Plou, rédactrice en chef de Digit@ll Future, originaire d’Argentine, nous fait part de ses impressions: « Les avis étaient positifs sur le contenu. Je pense cependant que nous aurions dû analyser davantage le processus. Le compte-rendu des réunions des ONG et des activités du Gender Caucus a été bien reçu. Il donnait un excellent aperçu de la diversité et de l’équilibre régional. Il était important aussi de couvrir les activités anti-sommet organisées par des groupes critiques de l’événement. La perspective sexospécifique était bel et bien présente, sans que l’on ne tombe dans un féminisme dogmatique. »

C’est Mumbai, en Inde, qui a accueilli le Forum Social Mondial en janvier, avec des dizaines de milliers de militants venus des quatre coins du monde pour discuter, établir des réseaux et échanger leurs expériences. Bénéficiant d’un financement par le biais, entre autres du programme Effective E-Feminism d’ENAWA, Les Pénélopes ont envoyé une petite équipe de journalistes à Mumbai. À cette occasion, les militantes féministes des médias ont couvert la présence du mouvement féminin au FSM, analysant des thèmes importants pour les femmes.

SMSI : l'équipe internationale de journalistes féministes Participante à tous ces événements, Mirjan Dokmanovic du Centre des Femmes pour la Démocratie et les Droits de la Personne (Serbie-Monténégro) témoigne au sujet de ces initiatives: « Mon expérience au sein de l’équipe média lors du FSE, du SMSI et du FSM ont confirmé ma position: le compte-rendu sexospécifique peut jouer un rôle crucial au niveau de la sensibilisation parmi le public et les décideurs politiques. C’est pour cela qu’il est essentiel d’avoir des journalistes qui abordent les événements internationaux, les ‘thèmes généraux’ et les ‘politiques masculines’ sous l’aspect sexospécifique. C’est d’autant plus important si nous voulons mondialiser le mouvement des droits de la femme et de l’équité homme-femme. Un point de vue qu’ont confirmé des militantes de l’équipe média qui ne possédaient pas d’expérience spécifique dans ce domaine. Elles ont accompli un excellent travail, offrant une perspective différente, plus personnelle et explicitement sexospécifique au reportage. Nous avons besoin d’une telle couverture de tous les types de sujets abordés lors de manifestations mondiales, pas uniquement pour les ‘questions féminines’. Ce genre de journalisme contribue à intégrer la perspective homme-femme dans l’élaboration des politiques à toutes phases, à tous les niveaux. C’est aussi un pas de plus vers l’inclusion des femmes dans le processus décisionnel, vers l’autonomisation du mouvement des femmes, vers le renforcement des droits de la femme. »

Aux yeux de l’IIAV comme des Pénélopes, la couverture de ces événements fut un grand succès et les deux organismes se réjouissent de pouvoir organiser de telles initiatives médiatiques féministes à l’avenir. Les reportages sur les manifestations évoquées dans cet article se trouvent sur les sites suivants: www.enawa.org et www.penelopes.org (cliquez sur « Dossiers » dans les deux cas).

Mina Saadadi
Assistante des Programmes
IIAV / Service de la Coopération internationale

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Communauté ‘Know How’: un regard sur l’avenir

En guise de préparation à la troisième Conférence Know How en 2006, l’IIAV, axe central d’organisation et d’information pour toutes les conférences Know How, a conçu et distribué un questionnaire destiné à tous les anciens participants, les invitant à donner leur avis sur l’organisation et à identifier leurs attentes pour les prochains événements.

L’une des questions abordées dans le questionnaire, laquelle portait sur la faisabilité de faire de la Conférence Know How une organisation à membres, ne semblait pas poser un problème de principe. Cependant, l’idée même d’une adhésion et de cotisations conduit à des interrogations sur une éventuelle restriction de l’accès. Les répondants ont fait clairement savoir qu’une adhésion est envisageable tant qu’elle ne restreint pas l’accès. La Conférence ne peut en aucun cas limiter « les possibilités d’échanger les savoirs », commentait l’un des répondants. « Ceux qui en ont les moyens doivent continuer à aider ceux qui ne les ont pas afin d’équilibrer l’équation. » La garantie d’accès est, bien entendu, une pierre d’angle de la communauté Know How, et le restera à l’avenir également.

Même si cette communauté est d’une grande diversité, elle n’en partage pas moins un objectif commun. La mission de la conférence est en effet d’améliorer la visibilité des services d’information féminins et l’accès à ces services et ce, à l’échelle tant locale que mondiale. Les répondants à l’enquête soutiennent à l’unanimité la mission et les objectifs de la Conférence: elle leur a permis d’établir des partenariats avec d’autres organisations, d’apprendre de nouveaux modes de fonctionnement, d’élargir leurs compétences professionnelles et de créer une communauté mondiale d’organisations et de militants. Comme l’a indiqué l’une des participantes: « [Grâce à la CKH], nous faisons partie d’une communauté mondiale d’organisations féminines qui travaillent dans des domaines similaires. Nous bénéficions ainsi d’un support affectif, nous nous sentons moins seules. »

Organisée en août 1998 à Amsterdam, la première Conférence Know How avait réuni trois cents femmes et hommes, provenant de quatre-vingt-trois pays, pour poser un gigantesque pas en avant dans la création d’une communauté internationale des militants et des professionnels de l’information des femmes.
La deuxième avait eu lieu en juillet 2002 à Kampala, Ouganda, avec la participation de cent quatre-vingts personnes de quarante-six pays. Entre chacune de ces manifestations, tenues tous les quatre ans, la Conférence gère une liste de diffusion permettant aux organisations et aux individus de rester en contact et d’utiliser le ré

Susan Jessop
Volontaire
IIAV / Service de la Coopération internationale

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Échange entre formatrices à Sofia

Le premier Échange entre Formatrices (Trainers’ Exchange Event – TEE) s’est déroulé du 31 janvier au 4 février dernier à Sofia, en Bulgarie. Il s’agit d’une session de formation annuelle destinée aux femmes qui sont ou souhaitent devenir formatrices au sein du programme de Transfert des Technologies de l’Information pour les Femmes (Women’s Information Technology Transfer – WITT) organisé dans les pays d’Europe centrale, orientale et de la CEI (les anciennes républiques soviétiques, aujourd’hui indépendantes).
Seize femmes originaires de neuf pays – Moldavie, Bulgarie, Macédoine, Serbie-Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Croatie, République tchèque, France et Pays-Bas – ont participé à la formation, qui a bénéficié de l’organisation parfaite de Christina Haralanva de Droits Internet en Bulgarie.
Les deux premières journées introduisaient le concept de « source ouverte » avec démonstrations de logiciels gratuits tels que Spip, un outil de publication en ligne. La deuxième partie de la formation a été consacrée aux échanges de points de vue ainsi qu’aux discussions sur les questions liées aux TIC auxquels les femmes de ces différents pays sont confrontées. Elles ont ainsi surtout abordé les thèmes suivants:

Cette session a permis aux femmes d’apprendre de nouvelles compétences et d’en perfectionner d’anciennes. L’une des participantes a noté dans son évaluation: « J’ai découvert Linux et j’ai beaucoup aimé travailler sur le logiciel de PAO Spip. » Les participantes ont également souligné l’importance des possibilités de travail en réseau qui constituent toujours la dimension humaine des formations en TIC. « J’aime pouvoir échanger des expériences avec des femmes d’autres pays, en particulier celles qui viennent de régions éloignées que je n’ai pas l’occasion de visiter », témoignait une autre participante.

L’IIAV a rassemblé des fonds pour soutenir cet événement, parrainé par Hivos.

Mina Saadadi

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Produits

Password: Women

Un film de l’IIAV

Quelle est l’influence de l’information sur la vie personnelle des femmes, comment peuvent-elles l’utiliser pour exercer une certaine influence sur la société et améliorer leur situation? Quel est le rôle des centres d’information des femmes, comme l’IIAV, et des nouvelles technologies dans l’évolution sociale? Autant de questions posées dans Password: Women, un film commandé par l’IIAV, actuellement en phase de production finale.

Password: Women illustre les activités de différentes organisations féminines dans les diverses régions du monde au travers de projets spécifiques et concrets. Parmi elles, FIRE, au Costa Rica, qui est la première station radio à transmettre des programmes de femmes par l’internet, ou encore le Nakesake Multipurpose Telecentre, en Ouganda, lequel offre des formations TIC aux femmes. En Macédoine, le film a suivi de jeunes femmes roms qui mettent en place un réseau internet de sociétés roms dans neuf pays. Lors du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, le film suit la collaboration entre l’IIAV et d’autres professionnelles de l’information qui assurent le compte-rendu quotidien des débats. Il sert en quelque sorte de prétexte à une discussion « virtuelle » sur les avantages et les inconvénients que présentent les nouvelles technologies de l’information pour les femmes. Et incite les spectateurs à se joindre au débat.
Produit par Anja van Oostrom de Kasander Film Company et dirigé par Rinske Bosch, le film Password: Women sera présenté pour la première fois à Amsterdam en 2004. Il sera également envoyé à des centres d’information des femmes du monde entier et projeté lors de plusieurs conférences internationales. Pour toute question concernant Password: Women ou pour obtenir une copie du film, veuillez contacter Mina Saadadi, m.saadadi@iiav.nl.

Ingrid Verver

Une image du film Password: Women en Ouganda (Afrique) : Anastasia Namisango (74 ans) emmène son ordinateur portable de village en village pour apprendre aux femmes 'Comment gagner de l'argent'.
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Une porte sur le monde de l’information des femmes

Mapping the World of Women's Information Services (littéralement, cartographier le monde des services d’information aux femmes) offre un portail virtuel vers l’information des femmes dans le monde entier. Ce service, assuré par l’IIAV, est une base de données en ligne qui regroupe tous les centres d’information et bibliothèques des femmes. Celle-ci compte au moins une entrée pour presque tous les pays du globe, soit plus de 375 centres d’informations des femmes dans plus de cent quarante pays ! Plusieurs modes de recherche sont également possibles: par nom d’institution (chaque organisation est décrite en détail), par pays ou continent, par domaine, par type d’organisation ou en « texte libre ». Les utilisateurs peuvent en outre accéder aux sites des organisations en cliquant sur le lien fourni.

Sur Mapping the World, vous découvrirez ainsi par exemple Escrita en el Cuerpo (Écrit sur le corps), les archives et la bibliothèque argentines des lesbiennes, bisexuelles et femmes d’orientation sexuelle différente, un centre de collecte d’information dont le but est de combattre la solitude vécue par les femmes ayant une autre orientation sexuelle, comme l’explique l’un des membres de l’équipe. Ou encore le Johanna Elsenhout Women’s Documentation Center à Paramaribo, au Suriname, qui ne dispose pas de budget pour acheter des livres et où le climat humide est désastreux pour la collection. Cependant, grâce au dévouement opiniâtre d’une équipe bien décidée à mettre à disposition livres et informations et à compléter les salaires des bibliothécaires en vendant des banana chips faits maison, la collection rassemble aujourd’hui, douze ans plus tard, plusieurs milliers de titres.

Si vous cherchez des renseignements sur les femmes, où que ce soit dans le monde, Mapping the World est l’outil indispensable pour vous aider à trouver les sources utiles et pertinentes. Si vous avez un site internet, reliez-le à la base de données Mapping the World (www.iiav.nl/mapping) et ouvrez ainsi la porte sur le monde des services d’information des femmes.

Susan Jessop

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Websites on Women

Un coffre à trésors d’informations

Websites on Women est une base de données très complète qui reprend des descriptions et des liens vers plus d’un millier de sites internet proposant des informations et des études relatives aux femmes dans plus de quatre-vingt-dix pays du monde. Chacun de ces sites traite de questions touchant aux femmes ou à d’autres sujets qui les intéressent. Certains sont bien connus, comme celui d’Amnesty International, d’Our Bodies, d’Ourselves ou encore du Fonds de Développement des Nations Unies pour les Femmes (UNIFEM). Cependant, bon nombre, beaucoup plus discrets et moins accessibles, n’en offrent pas moins une foule de renseignements difficiles à trouver ailleurs. Ainsi Baobab for Women’s Human Rights (Nigéria), Museum of Menstruation and Women’s Health (USA), le Réseau Puella de centres pour filles (Serbie et Monténégro), Sangini, une organisation de lesbiennes et bisexuelles (Inde) ou le site des femmes aborigènes australiennes Friends of Kapululangu. Bref, un coffre à trésors à découvrir !

La navigation dans la base de données se fait très simplement selon plusieurs modes de recherche: par nom du site (de l’organisation), pays, sujet, langue ou en « texte libre ». En reliant votre site à Websites on Women, vous permettez à vos utilisateurs d’accéder à des informations provenant de centaines d’organisations dans le monde entier. Nous vous incitons à le faire dès aujourd’hui. Et si vous connaissez des sites qui devraient faire partie de cette base de données, envoyez-nous leur adresse à url@iiav.nl. Websites on Women se trouve sur www.iiav.nl/websites/eng.

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Genre et Eau: un nouveau CD-ROM

la couverture du CD 'Global Discussions 2002' Le groupe de travail Partage des connaissances de l’Alliance Genre et Eau (GWA) a rassemblé sur un CD-ROM tous les comptes-rendus de la conférence électronique intitulée « Intégration transversale du genre dans la gestion intégrée des ressources en eau ». Organisée en quatre langue en 2002, cette manifestation avait pour objectif principal de réunir les informations et les expériences relatives aux succès et aux échecs en matière d’intégration de la dimension genre de la gestion de l’eau. Le CD reprend l’ensemble de la conférence, y compris les débats, les documents d’introduction, les résumés, les études de cas ainsi que les évaluations, le tout en anglais, français, espagnol et portugais. C’est là une ressource formidable pour les personnes qui travaillent dans le domaine du genre et de l’eau.

Subventionné par les gouvernements néerlandais et britannique, l’Alliance est un réseau de trois cents organisations et individus du monde entiers soucieux de créer et de partager les informations relatives au genre et à la gestion de l’eau.

Pour obtenir une copie gratuite du CD-ROM, veuillez vous adresser à Desiree Vreke: d.vreke@iiav.nl. Pour plus d’information, rendez-vous sur le site www.genderandwateralliance.org/new/econference.htm.

Susan Jessop

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Nouvelles des partenaires

Réouverture du Centre Francesca Bonnemaison à Barcelone

Le 24 février dernier, en présence de deux mille visiteurs, le gouvernement provincial de Barcelone a inauguré le nouveau Centre Francesca Bonnemaison en présentant un programme culturel engageant. Sur ses 7000 m², le centre accueille différents services de référence dont l’objectif est d’encourager la participation active des femmes dans tous les domaines de la vie communautaire, de promouvoir les politiques d’égalité des chances ainsi que les droits des femmes.

Les origines du nouveau centre remontent à 1909 lorsque Francesca Bonnemaison créa la Biblioteca de la Dona (Bibliothèque des Femmes), le première bibliothèque publique en Europe fondée par les femmes pour les femmes. Un an plus tard, elle fut rebaptisée Institut de Cultura i Biblioteca Popular de la Dona (Institut culturel et bibliothèque populaire pour les femmes), une initiative unique en Europe qui visait à encourager les femmes à se cultiver davantage. Pour en savoir plus sur l’histoire de ce centre, rendez-vous à la rubrique « In Focus » sur Mapping the World (www.iiav.nl/eng/ic/mapping).

Le magnifique Centre Francesca Bonnemaison à Barcelone

Le Centre de recherche Francesca Bonnemaison regroupe plusieurs organismes:

Si l’Institut culturel et la Bibliothèque populaire des Femmes réprésentait un projet pionnier au XXe siècle, le Centre culturel des Femmes Francesca Bonnemaison est sans conteste une innovation au XXIe siècle.

Anna Cabó i Cardona
Servei de promoció de polítiques d'igualtat dona-home.

Centre Francesca Bonnemaison
Sant Pere més Baix, 7
08003 Barcelona, Espagne
Tél. +34 934 022 762
Pour plus de renseignements:
Courriel: cfbonnemaison@diba.es
Site internet (en construction): www.diba.es/francescabonnemaison/
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Conférences

Sommet d’Information sur l’Eau 2003: l’aspect sexospécifique

Breaking the Barriers: Let Water Information Flow!, c’est ainsi qu’était intitulée la sixième conférence internationale Water Information Summit (WIS), organisée du 9 au 12 septembre 2003 par le Centre international Eau et Assainissement (International Water and Sanitation Centre – IRC), à Delft, aux Pays-Bas.

Plus de cent cinquante spécialistes de l’information, webmestres, universitaires et décideurs politiques du secteur de l’eau s’étaient rassemblés pour discuter des nouvelles stratégies destinées à combler le fossé numérique entre le Nord et le Sud. Reconnaissant qu’une information de qualité est un bon point de départ pour prendre des décisions concernant les ressources en eau, des représentants de pays du Sud vinrent partager connaissances et renseignements émanant du secteur de la gestion de l’eau. Au travers de nombreuses présentations et séminaires, les organisations ont fait état des expériences pratiques et des leçons tirées de l’échange et du partage d’informations fiables dans le domaine de l’apprentissage virtuel, de la conception de portail et des services d’information.

Membre de l’Alliance Genre et Eau (GWA), l’IRC avait invité les orateurs à insister plus particulièrement sur la dimension sexospécifique des projets d’information sur l’eau. En effet, pour assurer leur durabilité et leur efficacité, il convient de prendre en considération les différences sociales et culturelles entre hommes et femmes ainsi que l’accès à l’eau et le contrôle sur l’eau par ces deux groupes.

Cependant seule Julie Fisher de WEDC, R.-U., avait intégré cet aspect comme sujet principal de sa présentation. Elle a en effet analysé l’implication des femmes dans les conférences électroniques consacrées à l’eau et à l’assainissement et ce, dans un contexte mondial. Une femme sur cinq se sent désavantagée dans ce genre de forum en raison de son sexe, ce qui a un impact négatif sur sa participant, révèle l’étude de J. Fischer. Celle-ci cite comme entraves à une participation égalitaire des femmes, l’accès au courrier électronique, le coût d’une connexion internet, l’impression d’une domination masculine des forums et le manque d’opportunité professionnelle pour acquérir les compétences requises. Pour encourager les femmes à participer à ce genre de conférences électroniques, J. Fisher suggère de promouvoir les conférences dans les listes de discussion de femmes, d’intégrer la sexospécificité comme sujet de conférence et d’accorder suffisamment de temps aux femmes pour accéder au courriel et contribuer aux discussions.

Le logo de Gender and Water Alliance Certes la « sexospécificité » n’était pas le point central de la conférence mais de nombreux participants convinrent de ce que l’intégration de cette dimension dans leurs politiques organisationnelles revêt une importance croissante pour la diffusion de l’information auprès des communautés locales. Ils ont ainsi témoigné d’un grand intérêt à l’égard de deux produits de partage de l’information conçu par l’IIAV: la publication Organizing an e-conference: A guide ainsi que le CD-ROM reprenant les documents de la conférence électronique Genre et Eau de 2002 (voir l’article à ce sujet: « Genre et Eau: un nouveau CD-Rom »).
Le manuel Organizing an e-conference: A guide peut être téléchargé du site de l’IIAV à l’adresse www.iiav.nl/e-conference-guide/eng/. Quant au contenu du CD, y compris les documents, études de cas, synthèses et recommandations, il peut être consulté sur le site de l’Alliance Genre et Eau à l’adresse www.genderandwateralliance.org/new/econference.htm
Pour obtenir une copie gratuite du CD, veuillez contacter Desiree Vreke: d.vreke@iiav.nl.

Desiree Vreke
Spécialiste de l’information
IIAV- Service de Coopération internationale

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Mexique: un nouveau réseau d’information des femmes

Soixante femmes et hommes travaillant pour quarante organisations mexicaines d’information sur les femmes se sont réunis pour la deuxième fois à Mexico les 11 et 12 septembre 2003. Comme l’expliquait J. Fèlix Martìnez Barrientos de la bibliothèque des études féminines de l’Université de Mexico, PUEM, l’objectif de la conférence était de mettre en place un réseau qui regroupe tant les centres d’information universitaire, gouvernementaux et non gouvernementaux du pays spécialisés dans les femmes, les études sur les femmes et la condition féminines que les bibliothèques générales possédant des collections pertinentes.

Trois orateurs internationaux, appartenant à la Communauté Know How, ont pris la parole. Hope Olson, professeure de bibliothéconomie à l’Université du Wisconsin a évoqué les problèmes rencontrés par les centres d’information sur les femmes avec les systèmes de classification généraux. Lin McDevitt-Pugh, de l’IIAV, a expliqué les différents modes de collaboration entre les centres d’information des femmes de par le monde pour mettre l’information à disposition. Nidia Bustillos, Bolivie, a présenté le projet Infotambos (Voir International News Volume 4, Numéro 1, mars 2003), où les TIC servent à créer une bibliothèque vivante destinée aux femmes indigènes et à leurs communautés.

Le réseau créé par les participants disposera d’un site internet, d’une liste de diffusion et d’un bulletin. PUEM mettra au point deux bases de données: l’une présentant un catalogue collectif de livres, l’autre, de magazines et revues. Le réseau établira des contacts avec des partenaires en Amérique latine afin de mettre en place un thésaurus des femmes pour la région.

Pour tout renseignement, veuillez contacter J. Fèlix Martìnez Barrientos, felmar@servidor.unam.mx.

Lin McDevitt-Pugh

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Japon: Forum international sur l’information des femmes

Quelque cent vingt femmes d’Asie ont assisté les 13 et 14 décembre 2003 à l’International Forum on Women’s Information 2003 à Saitama, au Japon, un événement organisé par le National Women’s Education Center (NWEC). Les organisations japonaises d’information des femmes ont poursuivi la rencontre les 15 et 16 décembre afin de décider d’une nouvelle orientation pour l’information des femmes dans leur pays.

Les centres d’information des femmes offrent leurs services tant aux décideurs politiques, médias, chercheurs qu’au mouvement féministe. Ces quatre domaines d’activités étaient dès lors représentés sur le panel international: la professeure Hope Olson (E.-U.), la commissaire à l’égalité Gertrude Fester (Afrique du Sud), Lin McDevitt-Pugh, de l’IIAV, et Sharon Bhagwan-Rolls de FemLINK Pacific (Fiji). L’IIAV a prononcé le discours programme sur les rôles et impacts des réseaux d’information des femmes. Le forum rassemblait l’ensemble du spectre des militantes et des professionnelles: militantes de l’information des femmes, personnel d’ONG et d’établissements de femmes, représentants gouvernementaux, membres d’assemblées, bibliothécaires, chercheuses, formatrices, étudiantes, éditrices, journalistes, libraires, conceptrices de site internet et femmes d’affaires concernées. Les participantes ont débattu de sujets tels que l’utilisation de l’information des femmes dans le processus politique, l’amélioration des services offerts par les plates-formes d’information des femmes et l’encadrement du personnel ou encore les perspectives et propositions pour des stratégies d’autonomisation basées sur l’information des femmes.

D’une part, les participantes ont été enthousiasmées par ces nouvelles idées et d’autre part, ce fut pour le panel international une occasion unique de rencontrer des expertes de même « obédience » provenant d’horizons divers, ce qui a contribué à une meilleure compréhension du rôle des décideurs politiques, professionnelles des médias, chercheuses et militantes dans l’utilisation de l’information destinée à faire la différence dans la vie des femmes. Nous nous réjouissons d’ores et déjà d’en apprendre davantage sur les nouvelles stratégies conçues lors de ce forum. Pour en savoir plus sur le NWEC, rendez-vous à www.nwec.jp/English/index.html

Lin McDevitt-Pugh

National Women's Education Center (NWEC)
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Autres renseignements

Avez-vous des questions concernant ce bulletin d’information ou des contributions pour le prochain volume?
Veuillez contacter Mina Saadadi
Tél.: +31-20-6651318
Courriel: m.saadadi@iiav.nl.

Liste de diffusion Know How
Pour vous inscrire à la liste de diffusion en anglais, envoyez un courriel à: listserv@nic.surfnet.nl.
Tapez: subscribe knowhowconf [votreprénom votrenom] dans le champ du message.

Contributions

Éditeur
IIAV International News est une publication du Centre international d'information et d'archives du mouvement des femmes (IIAV).

Rédactrices
IIAV / Service de la coopération internationale
Lin McDevitt-Pugh, Mina Saadadi, Ingrid Verver et Babette Roelandschap
Obiplein 4
1094 RD Amsterdam
Pays-Bas
Téléphone: +31 20 6651318
Téléc.: +31 20 6655812
Courriel: m.saadadi@iiav.nl
Internet: www.iiav.nl

Préparation des textes
Susan Jessop, Amsterdam, Pays-Bas

Traduction
Aline Schoentjes et Maryvon Delanoë

Éditique
Wildvlees, Amsterdam, Pays-Bas

Impression
Stolwijk, Duivendrecht, Pays-Bas

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