| IIAV International News |
| Volume 4 – no 2 - octobre 2003 |
Estelle Mdlouvo, une jeune mère célibataire qui
travaille en bénévole à une station de radio
communautaire au Mozambique, se rend compte que, même si
elle doit marcher de nombreux kilomètres chaque jour pour
se rendre à la station de radio, sa contribution est essentielle
à sa communauté. 'L'information qui a le
plus de valeur est celle qui aide à subvenir à nos
besoins quotidiens. Rien ne vaut plus que ce qui est donné
par nous, sur nous, pour nous' dit-elle (commentaire au Caucus
africain, Sommet mondial sur la société de l'information).
Juillet 2003 L'appropriation et la création de l'information,
l'accès à l'information – ce sont
là des caractéristiques qui jouent un rôle
clé pour donner à l'information son potentiel
libérateur.
Il y a soixante-cinq ans, des Hollandaises militant pour la paix
et le suffrage des femmes établirent les Archives internationales
du Mouvement des femmes, mettant leur information à la
disposition du public. Les forces d'occupation nazies volèrent
les archives durant la Seconde Guerre mondiale, par la suite les
documents atterrirent à Moscou, où ils restèrent
jusqu'au mois de mai cette année. Pendant plus d'un
demi-siècle, les recherchistes, les organisations de femmes
et les journalistes n'avaient pas accès à
cette histoire et ces connaissances. En voyant pour la première
fois les documents, je me suis rendu compte de l'importance
de pouvoir donner accès au public à cette riche
histoire de réussites des femmes.L'accès libre
à l'information est un droit humain et pourtant c'est
un droit pour lequel les femmes doivent continuer à se
battre. Le défi que relèvent chaque jour l'IIAV
et ses partenaires est de recueillir et diffuser l'information
qui fera une différence dans la vie des femmes. Le travail
avec des partenaires nous permet de rendre cette information disponible
là où on a besoin. Les caractéristiques des
projets internationaux de l'IIAV sont les suivantes:
IIAV International News transmet à vos collègues, à vos partenaires, à vos amis et à vous-même les dernières nouvelles de divers projets internationaux actuels de l'IIAV. L'IIAV attache une grande importance au partenariat. Le nombre fait la force.
Lin McDevitt-Pugh
Directrice des programmes
IIAV – Service de la coopération internationale
L'histoire revient chez elle
Le 26 mai 2003, les archives volées de l'IIAV sont
revenues chez nous. Plus de 60 ans se sont écoulés
depuis que les Nazis ont volé les archives de l'IAV
(le prédécesseur de l'IIAV) pendant l'occupation
en 1940, et dix ans depuis qu'un journaliste hollandais
les a découvertes accidentellement à Moscou. Dix
ans pendant lesquels on a négocié leur retour. J'ai
eu la grande chance d'être présente à
la cérémonie de remise des archives, à laquelle
assistaient des politiciens hollandais, des directeurs d'archives,
des employés actuels et passés de l'IIAV,
la presse et des membres du public, lorsque 25 boîtes de
documents d'archives ont été rendues officiellement.
L'histoire des archives volées de l'IIAV et de leur découverte tant d'années plus tard est le genre d'histoire dont on fait des films. En 1935, trois femmes aux idées progressistes fondèrent les Archives internationales du mouvement des femmes (IAV), qui devint plus tard le Centre international d'information et d'archives du mouvement des femmes (IIAV). Leur but était de former une organisation spécialisée dans la collecte et l'archivage de documents, photographies, livres, magazines et autres publications sur le mouvement des femmes, dans l'intention de préserver son patrimoine culturel et de permettre des études scientifiques.
En 1936, Rosa Manus, une des fondatrices, commença à envoyer des lettres aux organismes de femmes à travers le monde pour promouvoir l'IAV et demander aux groupes de femmes d'envoyer leur information et leurs documents d'archives à l'IAV à Amsterdam. En cinq ans seulement, l'IAV avait amassé une collection de plus de 4 500 livres et 150 abonnements à des magazines provenant de vingt-trois pays. Malheureusement, le succès exponentiel du centre a été, peu après, rudement interrompu.
Les Nazis occupèrent les Pays-Bas en 1940. Avant le règne de Hitler, il existait un mouvement des femmes en Allemagne et ce mouvement restait en contact avec les archives aux Pays-Bas. Cette relation mena au désastre, toutefois, lorsque la dirigeante du mouvement féminin nazi (Nazi-frauenschaft), Frau Scholtz-Klink, ordonna aux Nazis de saisir les archives de l'IAV. Ils volèrent tout: depuis les archives, les livres et les documents, jusqu'au fournitures de bureau et même aux rideaux.
On ne sait pas très bien ce qui est advenu des archives après qu'elles aient été volées aux Pays-Bas. Pour commencer, les Nazis envoyèrent les archives à Berlin où elles furent cataloguées et entreposées. Nous ne savons pas combien de temps elles restèrent à Berlin. À un moment donné de la guerre, les Russes, qui étaient entrés de force à Berlin, s'emparèrent des archives de l'IAV et les remportèrent à Moscou. Après ce second déplacement, les employées de l'IAV pensaient qu'elles avaient perdu toute trace des archives.
En 1992, un journaliste hollandais, Marc Jansen, tomba sur les archives de l'IAV, ainsi que sur celles de plusieurs autres organisations hollandaises, alors qu'il faisait des recherches à Moscou. Bien qu'elles aient été identifiées comme appartenant à l'IIAV, il fallut plus de dix ans de négociation et une intervention personnelle de la reine des Pays-Bas pour que les archives reviennent sur le sol hollandais.
Les 25 boîtes de matériel rendu contenaient des milliers de documents d'archives, tels que le passeport original de la féministe hollandaise Aletta Jacobs et une correspondance internationale sur le mouvement des femmes. Malheureusement, aucun des livres ne fut rendu avec les archives; ils sont parmi les milliers d'articles qui n'ont pas été retrouvés. Où se trouvent les nombreux articles qui documentent les années ' d'adolescence ' du mouvement des femmes hollandaises est encore un mystère.
La cérémonie de remise des archives tenue à l'IIAV a traité les archives avec tout le respect qu'elles méritent. L'auditoire attendait très impatiemment le dévoilement de certains des articles les plus précieux. Les invités rassemblés ont écouté les discours de Maarten van Boven, directeur des Archives nationales des Pays-Bas, de Jeltje Van Nieuwenhoven, un député bien connu du Parlement des Pays-Bas, de Joke Blom, directrice de l'IIAV et de Vilan van de Loo, l'auteur de ‘Moet Terug. Privaat Eigendom.' (À rendre. Propriété privée.), un livre sur l'histoire des archives volées. Ils ont tous souligné la valeur et l'importance des archives rendues ainsi que de la pratique d'archivage pour préserver l'histoire. Dans son introduction au livre de Van de Loo, Joke Blom a emprunté la devise de l'historienne américaine Mary Beard, qui avait essayé de fonder un Centre mondial d'archives des femmes dans les années 1930: ' Sans documents, pas d'histoire'. Elle termine son introduction en faisant une observation sur la signification des archives rendues: 'Nous avons les documents, nous avons l'histoire.'.
Mara Hoogerhuis
Stagiaire à l'IIAV, printemps 2003
University of Oregon, États-Unis
'Notre programme accorde une grande place à la recherche c'est pourquoi nous visitons l'IIAV qui est une superbe bibliothèque et a d'excellentes archives dont une collection qui est particulièrement pertinente pour nous', a expliqué Ginni Fleck, directrice de cours du programme Sexualité, Genre et Identité, un programme d'étude à l'étranger de six mois, qui est venue à Amsterdam sous le parrainage de la School for International Training (Brattleboro, Vermont, États-Unis). 'Notre programme traite des mouvements et des stratégies pour le changement social dans le cadre des questions concernant les femmes, l'IIAV a des ressources qui nous sont très utiles.'
Chaque semestre, Fleck amène un groupe de 10 à 15 étudiantes américaines à l'IIAV pour une visite guidée et une introduction sur la façon d'utiliser la collection. 'L'IIAV a une merveilleuse collection de revues. De plus, le Centre développe continuellement ses bases de données en ligne et son information accessible par l'Internet, ce qui est vraiment bien pour les étudiants car cela signifie qu'ils peuvent avoir accès à l'information de chez eux', a-t-elle remarqué. Selon Fleck, ses étudiantes ont utilisé l'IIAV au cours des dernières années pour faire des recherches sur toutes sortes de sujets, entre autres, la représentation de la sexualité dans la culture populaire ‘sex-positive' de la chanteuse Madonna, l'expérience des 'femmes de réconfort' indonésiennes pendant la Seconde Guerre mondiale, l'impact du colonialisme sur la sexualité des femmes noires et les taux d'infection au VIH aux Pays-Bas.'
Je crois que mes étudiantes sont toujours surprises de l'existence de l'IIAV et du fait qu'il se consacre entièrement à documenter l'histoire des femmes et du mouvement des femmes, ici aux Pays-Bas et à l'échelle internationale', a ajouté Fleck.
Susan Jessop
Bénévole
IIAV / Service de la coopération internationale
| Seriez-vous intéressés à visiter l'IIAV ou à apprendre comment utiliser sa collection ? Nous pouvons organiser de telles visites pour des groupes étrangers en séjour aux Pays-Bas. Les groupes doivent comporter au moins trois personnes et au plus 15 personnes. Pour les groupes plus importants nous pouvons arranger une visite spéciale. Pour obtenir d'autres renseignements, veuillez contacter Evelien Rijsbosch par téléphone: + 00 31 - (0)20 665 0820, ou par courriel: info@iiav.nl. |
Projets
Campus de l'information et la communication pour les femmes
Arrière-plan
L'ENAWA accorde une place importante aux projets éducatifs
et de partage de connaissances. L'an dernier, une série
de programmes de formation organisée par l'ENAWA
pour les centres de femmes de l'Europe de l'Est a
introduit les TIC en tant qu'outil stratégique pour
le militantisme et le renforcement de la base de compétences
des centres de femmes de la région. Ces formations représentaient
une première étape importante, pourtant le soutien
requis à l'éducation permanente dans des sociétés
en cours de transformation politique et économique exigeait
une formation plus approfondie et l'établissement
d'une meilleure infrastructure. L'ENAWA a relevé
le défi avec enthousiasme en lançant un plan stratégique
à long terme pour le développement d'un Campus
de l'information et de la communication pour les femmes
(WICC) en Europe de l'Est. Le développement de ce
campus WICC, prévu pour janvier 2005, est financé
par le ministère des Affaires étrangères
des Pays-Bas.
Le WICC et l'équipe qui l'a organisé
Le ‘campus' sera très probablement à
la fois un campus physique et un campus virtuel. Le WICC aura
accès aux tout derniers développements en technologie
cybernétique et conseillera les organisations de femmes
sur la façon d'utiliser les réseaux électroniques
en vue de rendre leur travail plus efficace. Les plans actuels
prévoient que chaque année de 35 à 40 femmes
activistes partageront leurs compétences et apprendront
différents aspects des TIC, tels que: la publication sur
Web en groupe, les technologies d'exploitation libre, la
gestion des bases de données et les politiques relatives
aux TIC.
Le succès d'un projet si ambitieux requiert un réseau large et diversifié, tandis que le développement du WICC est très certainement un effort d'équipe. En se basant sur les expériences et réalisations de coopérations antérieures, plusieurs intervenantes prendront part à la création du WICC. Lin McDevitt-Pugh de l'IIAV est, à ce stade, une des principales conseillères du projet. En discutant du potentiel du WICC, elle remarque: 'Avec chaque projet auquel nous prenons part, c'est fascinant de voir lesquelles des nombreuses possibilités les partenaires adoptent et font fructifier. C'est seulement de cette façon qu'un projet peut avoir un avenir durable. Nos partenaires en Europe de l'Est sont vraiment celles qui donnent sa forme au WICC. C'est un produit qui leur appartient vraiment.'
McDevitt-Pugh poursuit son explication, 'Le WICC s'occupe de l'offre et de la demande en matière de formation. Il va coordonner la formation des formatrices dans la région et il va également apporter un soutien aux principales organisations de femmes de la région qui organisent des séminaires de formation. À ce stade, l'IIAV va aider à coordonner le développement du WICC et veiller à ce qu'il ait une base financière stable. Kristina Mihalec du groupe croate B.a.B.e (Be active, Be emancipated) assurera la liaison entre l'IIAV et le WICC. Un groupe cadre de formatrices de l'ENAWA surveillera les progrès du projet et donnera des conseils lorsque nécessaire. Natasa Stevanic de Serbie et Monténégro sera la coordinatrice du groupe cadre. Et bien sûr, l'équipe sera complétée quand des centaines de femmes s'inscriront au WICC et profiteront de ses programmes au fur et à mesure qu'il prendra de l'essor.'
Vitalité et enthousiasme caractérisent la première
phase
La première mesure organisationnelle était de recenser
les véritables besoins des futures participantes du WICC
en entreprenant une recherche approfondie. Kristina Mihalec a
développé un questionnaire détaillé
d'évaluation des besoins et l'a envoyé
à des centaines de femmes dans la région. La réponse
a été satisfaisante: 74 femmes de 14 pays d'Europe
de l'Est ont renvoyé le questionnaire et confirmé
qu'elles souhaitaient participer au WICC.
Dans son rapport au groupe cadre, Mihalec cite une répondante russe: 'Nous avons un proverbe russe qui dit: ‘Quand on échange des pommes, chacun a une pomme. Quand on échange des idées, chacun a deux idées!' Si nous pouvons établir de tels échanges, nous pouvons profiter des expériences des autres organisations, nous pouvons éviter leurs erreurs, nous pouvons mettre en œuvre cette solidarité entre femmes qui devient une force dans nos pays.' Ce qui frappe Natasa Stevanic au sujet du projet est que: 'J'aime le ravissement qui émerge quand vous suggérez quelque chose et cela fait provenir des autres toute une série d'idées encore meilleures. Je ne peux pas attendre le jour où nous allons toutes nous réunir pour couper le ruban rouge et célébrer la naissance du WICC.'
Mina Saadadi
Adjointe aux programmes
IIAV / Service de la coopération internationale
Des Rwandaises suivent une formation
Plus tôt cette année, Martha McDevitt-Pugh et moi-même
avons eu l'occasion de former un groupe de vingt Rwandaises
vivant aux Pays-Bas. C'est Uraho, l'organisation de
demandeuses d'asile et de réfugiées rwandaises
qui a eu l'idée d'organiser cette formation.
La communauté des réfugiés rwandais est éparpillée
à travers les Pays-Bas et les membres d'Uraho souhaitaient
faciliter les contacts entre eux en évitant d'avoir
à voyager. Le conseil d'administration avait pensé
qu'en formant le groupe à l'usage du courrier
électronique il aiderait la communauté à
partager son information. L'Uraho avait contacté
l'IIAV et demandé une session de formation d'un
jour sur l'utilisation de l'Internet. La formation
a été donnée en hollandais et également
traduite dans la langue rwanda. Les impressions de Martha captent
parfaitement l'esprit de la journée: 'La formation
était organisée de manière très souple.
Nous avons donné une vue d'ensemble de ce dont nous
allions traiter et des renseignements de base, puis nous avons
demandé aux participantes de choisir les sujets qui les
intéressaient le plus pour la formation pratique. Chaque
participante a eu l'occasion de travailler à l'ordinateur
avec l'aide d'une formatrice. Elles ont pu poser des
questions et apprendre les compétences qui les mèneraient
au prochain niveau d'utilisation de l'Internet. Étant
donné que les participantes utilisaient les ordinateurs
à tour de rôle, elles apprenaient tout autant les
unes des autres que des formatrices. La formation pratique a démontré
que le groupe avait déjà beaucoup d'expertise
et fait ressortir quelles participantes pourraient aider plus
tard des utilisatrices moins expérimentées. 'À
la fin de la journée, les participantes avaient toutes
ouvert leur propre compte de courrier électronique, s'étaient
familiarisées avec les fonctions du courrier électronique,
avaient utilisé des moteurs de recherche et appris à
naviguer avec aise.
Mina Saadadi
Centres des femmes d'Europe de l'Est'
Étant donné que l'IIAV est un centre d'information
des femmes qui a une longue histoire et qui valorise les partenariats
mondiaux, nous voulions rendre possible que des femmes de l'IIAV
viennent partager leur expérience avec les femmes du nouveau
réseau' a expliqué Kimberly Middleton de l'Open
Society Institute (OSI), en réfléchissant à
la genèse d'une série de sessions de perfectionnement
des compétences organisée par l'IIAV à
l'intention des centres d'information de femmes en
Europe de l'Est. Les sessions de formation ont eu lieu en
2002 à Amsterdam, Varsovie et Budapest avec l'aide
d'un financement de l'OSI.
Tous les centres d'information des femmes d'Europe
de l'Est qui ont participé aux sessions de formation
les ont jugées 'excellentes' (53%) ou 'bonnes' (47%).
Et pratiquement tous les centres ont indiqué que les
trois différentes sessions de formation, qui couvraient
l'indexage de l'information à l'aide
de mots-clés, le développement d'une base
de données et d'un site Web, et les processus d'élaboration
des politique et de prise de décisions, les avaient aidés
à mieux mettre en œuvre leurs missions. Ce sont là
les conclusions d'une évaluation finale effectuée
en mars dernier parmi les centres participants.
Les sessions de formation étaient organisées par l'IIAV dans le cadre d'un projet de plus grande envergure 'Développement des Centres d'information des femmes en Europe de l'Est' géré et dirigé par Zenska Infoteka (Zagreb, Croatie). Le projet était entrepris pour partager les connaissances et compétences pertinentes à l'établissement et au maintien de centres d'information de femmes et pour permettre aux centres de la région de collaborer entre eux à des projets communs. Les participantes venaient de centres situés dans 14 pays différents d'Europe de l'Est.
La disparité entre les niveaux de connaissance et de compétence parmi les participantes était l'une des difficultés rencontrées pendant les sessions de formation ; de fait, une des raisons de la tenue du programme de formation était de minimiser cette disparité. Malgré cette difficulté, les participantes ont estimé que le programme était une réussite. Elles ont également noté qu'il les avait encouragées à s'entraider et collaborer, à établir des relations professionnelles et collégiales entre les centres, et il avait aidé les centres à promouvoir leurs activités et se faire connaître. 'Un des aspects le plus positif du programme de formation, ainsi que d'autres rencontres personnelles avec des membres du réseau, est le sens profond de la création d'une communauté en travaillant ensemble pour atteindre des objectifs communs' a remarqué Middleton.
Susan Jessop
Produits
Guide disponible en ligne
L'expérience qu'a acquise l'IIAV dans
la tenue réussie de deux conférences électroniques
(e-conférences) depuis 2000 a inspiré la création
cette année d'un guide qui décrit la marche
à suivre, étape par étape, pour organiser
de telles e-conférences.
' Nous avons travaillé de concert avec des partenaires à la planification de deux e-conférences jusqu'à présent, l'une portait sur le thème de la gestion des ressources en eau et le ‘genre', tandis que la seconde sur celui de la prévention de la violence à l'égard des femmes. Ces deux projets se sont avérés immensément satisfaisants ' a remarqué la directrice des programmes au Service de la coopération internationale Lin McDevitt-Pugh. ' C'était néanmoins des entreprises exigeantes et compliquées. Nous avons beaucoup appris en cours de route et nous nous sommes rendu compte qu'à titre de centre voué au partage des connaissances nous devions préserver ce que nous avions appris pour nous-mêmes et pour d'autres à l'avenir. Nous n'avons pas le temps de tout réinventer chaque fois que nous devons organiser une conférence. Cette technologie est si puissante et versatile que l'avenir des e-conférences est assuré.
'La publication du guide (en anglais) ‘Organizing an E-Conference: A Guide' décrit le concept de base d'une discussion thématique dirigée par l'intermédiaire des technologies du courrier électronique et des sites Web, puis passe au processus séquentiel de la planification et de l'exécution d'une e-conférence. Le Guide peut être consulté en ligne à www.iiav.nl/e-conference-guide. Des copies imprimées sont également disponibles sur demande au Service de la coopération internationale. Pour commander une ou plusieurs copies du Guide, veuillez contacter Mina Saadadi à: m.saadadi@iiav.nl.
Susan Jessop
L'IIAV développe un bibliothèque numérique (infothèque) à www.iiav.nl. Outre les descriptions de livres, d'archives et de photographies, nous créons de plus en plus de contenu pour le site. Les exemples suivants donnent une idée du matériel intéressant et captivant qui est disponible en ligne.
Périodiques en ligne
Les revues et bulletins de nouvelles en ligne prolifèrent
sur l'inforoute. Bon nombre de ces magazines électroniques
(é-zines) sont gratuits et se téléchargent
facilement. Malheureusement, beaucoup d'entre eux disparaissent
rapidement de l'Internet. Dans la nouvelle
base de données Périodiques en ligne
de l'IIAV vous pourrez trouver ces é-zines par titre,
sujet et éditeur.
Dans la base de données, vous pouvez avoir accès au texte intégral d'environ 70 revues et bulletins provenant de toutes les parties du monde. Par exemple: Fempower du Centre européen pour une politique contre la violence à l'égard des femmes, en Autriche; le bulletin Sister to Sister/S2S du Women of Color Resource Center, aux États-Unis; la Women's Newsletter des Nations Unies; Bad Jens, le bulletin féministe iranien; et Access News, du Réseau Est-Ouest des femmes, en Pologne.
Les revues et bulletins de nouvelles en ligne peuvent être consultés à: www.iiav.nl/online-periodicals.
Articles en ligne
Le texte intégral d'articles de certains des périodiques
en ligne mentionnés ci-dessus peut également être
obtenu dans la nouvelle
base de données Articles en ligne. Par exemple, des articles du Journal of International Women's
Studies et de Jenda: a Journal of Culture and African Women's
Studies.Les articles en ligne peuvent être consultés
à:
www.iiav.nl/online-articles.
|
Sites Web sur les femmes Dans la base de données ‘Websites on Women', vous trouverez quelque 1 000 sites Web pour et sur les femmes ! Vous pouvez faire une recherche dans cette base de données par catégorie, langue, pays, et free text (forme libre). Allez visiter la base de données à: www.iiav.nl/websites/eng. |
Bibliothèque italienne des femmes à Bologne
'Penser mondialement, agir localement, être mondiale-locale'
est la devise qui inspire les intellectuelles, professionnelles
et politiciennes féministes italiennes de l'Associazione
Orlando, fondatrices de la Bibliothèque italienne des femmes.
Vers le milieu des années 1970, elles réalisèrent
leur vision: établir une importante bibliothèque
indépendante des femmes à Bologne en Italie, consacrée
à l'information, la documentation et l'activité
sociale / politique. La Bibliothèque italienne des femmes,
son Centre de documentation et plus tard sur le ServerDonne, ont
choisi de s'ancrer profondément dans le contexte
local et national et, en même temps, d'échanger
des expériences à l'échelle internationale
avec les organisations les plus pertinentes qui ont la même
mission.
Depuis une vingtaine d'années la Bibliothèque italienne des femmes collecte et diffuse de l'information et des publications en plus d'avoir organisé de nombreuses réunions et conférences. Les échanges ont toujours occupé une place importante et le réseau de la Bibliothèque comprend des groupes féministes pour la paix en Israël et en Palestine, ainsi que des bibliothèques et centres de documentation européens, parmi ceux-ci des centres de recherche et d'éducation universitaires.
L'organisation appartient au réseau italien Lilith, qui comprend 30 centres, archives et bibliothèques de femmes italiennes. Au niveau de l'Europe, la bibliothèque est l'un des partenaires de l'AOIFE (Association of Institutions for Feminist Research and Education), du réseau des universités et centres européens qui se concentrent sur les femmes, le ‘genre' et la recherche féministe; ainsi que d'Athena (Advanced Thematic Network for Activities on women's, gender and feminist studies in Europe).
La Bibliothèque italienne des femmes est partenaire du réseau mondial de bibliothèques, archives et centres de documentation des femmes et de la Conférence Know How, et en tant que coordinatrice du Women's Information Network Europe (WINE), elle sert de contact régional de la Conférence Know How.Pour davantage d'information, visitez: www.women.it.
Annamaria Tagliavini
Bibliothécaire / Coordinatrice WINE
Plans futurs
Les partenaires du réseau WINE se sont réunies à
Lund en août 2003 en vue de planifier des projets coopératifs
futurs. WINE est le réseau européen des bibliothèques,
archives et centres d'information des femmes. Un des plans
concrets du réseau est de développer une bibliothèque
numérique européenne, avec images et textes qui
illustrent la force du mouvement des femmes.
Le but du réseau WINE est d'offrir une plate-forme commune aux bibliothèques, archives et centres d'information des femmes d'Europe qui servirait de point de référence, d'outil d'échange et d'espace collectif pour la discussion et l'échange d'information. À l'intérieur de ce cadre, WINE prévoit d'abord de coordonner le développement des services de ses partenaires pour y incorporer la formation et la recherche, ainsi que d'établir des synergies positives entre les programmes universitaires européens d'études sur la condition de la femme et féministes. WINE désire également remplir une fonction de représentation pour ses partenaires dans divers programmes de la Commission européenne, dans le domaine des services d'information et de documentation des femmes, ainsi que sous les formes spécifiques de la formation et de la recherche que développent et offrent les organisations membres.
WINE prévoit organiser des réunions régionales spécifiques qui auront lieu pendant la période entre les plus importantes conférences Know How internationales. Il s'agit principalement ici, d'une part, d'augmenter le nombre d'institutions partenaires de tous les pays européens et de renforcer les rapports de coopération entre elles. Et, d'autre part, l'objectif sera de formuler un ordre du jour qui représenterait effectivement les intérêts et les priorités des professionnelles du domaine au niveau de l'Europe. Les partenaires du réseau WINE seront alors en meilleure position pour participer aux activités internationales dans ce domaine et pour y contribuer.
Annamaria Tagliavini
Coordinatrice de WINE
Pour d'autres renseignements et pour adhérer au WINE aller à: www.women.it/wine.
Traduction au polonais
L'OSKA, le Centre national d'information des femmes
de Pologne, a traduit le Thésaurus européen des
femmes (European Women's Thesaurus - EWT) en polonais. L'OSKA
utilise le Thésaurus pour indexer sa collection documentaire
et ses archives de coupures de presse. En traduisant le Thésaurus,
l'OSKA a consulté des expertes en études de
la condition de la femme et a commencé à utiliser
le Thésaurus au début de cette année. Les
spécialistes de l'information de l'OSKA se
réunissent une fois par mois pour discuter du progrès
accompli dans l'indexage à l'aide du Thésaurus.
L'OSKA prévoit ajouter de nouveaux termes pour rendre
l'indexage plus précis. Le plan est d'afficher
en ligne le catalogue de l'OSKA à la fin d'octobre
2003.
Six organisations européennes d'information de femmes ont élaboré le Thésaurus qui a été inauguré à la Conférence Know How de 1998 à Amsterdam. Depuis lors, un nombre croissant de services d'information de femmes ont demandé l'autorisation d'utiliser le Thésaurus. Les partenaires du Thésaurus travaillent en collaboration avec le groupe responsable du thésaurus de l'IIAV pour veiller à ce que toutes les diverses traductions correspondent bien les unes aux autres et que l'ouvrage continue d'être une norme d'indexage.
Toutes les questions concernant l'usage du Thésaurus peuvent être adressées à: Tilly Vriend, t.vriend@iiav.nl.
Conférences
Diversité dans le monde des Services d'information
des femmes
'Empowering Women through Information and Knowledge: from oral
traditions to ICT' (Habilitation des femmes par l'information
et le savoir: des traditions orales aux TIC) était le
titre d'une conférence internationale et interdisciplinaire
tenue à Pune, en Inde, du 30 mai au 2 juin 2003. La conférence
était organisée par l'Université des
femmes SNDT (Shreemati Nathibai Damodar Thackersey) à Mumbai
et le Center for Women's Development Studies (CWDS) à
New Delhi.
Cent quarante spécialistes de l'information, recherchistes,
décisionnaires et journalistes ont passé trois jours
de débats intenses au sujet de tous les aspects de l'information
des femmes. Des sessions parallèles avec séances
de lecture et ateliers traitaient de thèmes tels que:
savoir, recherche et rédaction; ressources et service d'archives;
diffusion de l'information et communication; réseaux
et constitution de réseaux; et, les défis que confrontent
les femmes rurales et les femmes désavantagées.
Parmi les points saillants de la conférence: un discours de Kumad Sharma, présidente de l'Indian Association of Women's Studies, intitulé ' Women and ICT: communicating across divides '. Dans son discours, elle a illustré de façon frappante les profondes disparités d'accès à l'information et aux TIC en Inde. Dans un pays où 40 % de la population ne peut ni lire ni écrire, il devient de plus en plus difficile de combler l'écart entre les nantis et les démunis. Des représentantes d'organisations populaires ont signalé que des projets étaient en développement pour dissiper ces disparités et ont parlé de méthodes innovatrices fondées sur la danse, les chansons et le théâtre qui jouent un rôle dans ce travail. Elles ont aussi parlé de l'adaptation des logiciels en utilisant des symboles et des images afin de faciliter l'usage des ordinateurs.
Anju Vyas, bibliothécaire au CWDS, a brossé le portrait d'un riche ensemble de services d'information de femmes en Inde. Une trentaine de bibliothèques et archives de femmes, bibliothèques spécialisées sur la condition de la femme dans les universités et collections spéciales sur la femme sont éparpillées à travers le pays.
Phyllis Holman Weisbard, la bibliothécaire des études
féministes à l'Université du Wisconsin,
a parlé de l'évolution et des changements
dans le monde de la préservation de l'information
femmes depuis les années 1970, insistant sur les progrès
accomplis par rapport à l'époque où
les systèmes de classification et d'indexage ne convenaient
pas au catalogage de l'expérience des femmes.
J'ai, moi-même, présenté la base de
données de l'IIAV 'Base de données des Services
et Réseaux d'Information sur les Femmes'
(www.iiav.nl/mapping)
et esquissé la croissance de l'IIAV d'une
bibliothèque conventionnelle à une institution nationale
avec une portée internationale et des projets de grande
envergure en collaboration avec des instituts collégiaux
à travers le monde.
Cette conférence était une très bonne occasion de rencontrer des collègues de diverses parties du monde, ainsi que de recenser et de discuter des défis auxquels nous sommes confrontées dans notre profession.
Tilly Vriend
IIAV / Coordinatrice des bases de données
‘Genre et Pouvoir dans la nouvelle Europe'
Environ 700 professeurs, recherchistes, étudiantes et spécialistes
de l'information se sont réunis à Lund en
Suède pour la 5e Conférence européenne sur
la recherche féministe ‘Genre et Pouvoir dans la
nouvelle Europe', du 20 au 24 août 2003. Les organisatrices
ont-elles réussi à établir un pont entre
les recherchistes et les spécialistes de l'information
? Susanne Neugebauer et Tilly Vriend de l'IIAV ont assisté
à la conférence et en font le compte rendu.
Toutes les universitaires réputées des études sur la condition de la femme semblaient être là et ont fait des présentations sur l'un des 17 thèmes, allant de ‘l'Europe en évolution et mondiale' à ‘Technocorps et biopolitiques féministes'. Parmi les nombreuses intéressantes conférencières invitées nous avons été particulièrement impressionnées par les remarques de Catherine Hall sur le thème ‘Empires sexospécifiants: penser le présent dans l'optique du passé', de Gail Lewis sur ‘Imaginaires d'Europe, les technologies du genre, l'économie du pouvoir' et de Nina Lykke ‘Entre le particularisme, l'universalisme et le transversalisme: réflexions sur la politique de choix du lieu d'une conférence européenne sur la recherche féministe'. Vous pourrez trouver leurs présentations à: www.5thfeminist.lu.se/works.php.
Pour la toute première fois, des recherchistes ont rencontré, à l'occasion d'une conférence, des bibliothécaires, des archivistes et des spécialistes de l'information qui rendent possible la recherche féministe. Pour ainsi dire tout ce que vous pouvez imaginer peut être obtenu de l'Internet de nos jours: des interviews, le texte intégral de périodiques, des collections photographiques et d'autres média visuels, tous les liens et conseils pour tous les types d'éducation et de recherche. Cela a été rendu évident durant les présentations dans les ateliers, ‘Ressources électroniques pertinentes pour la recherche en études des femmes' et ‘Numérisation des sources de l'histoire des femmes'. Les participantes à ces ateliers étaient enchantées avec les présentations les unes des autres. Elles ont échangé expériences et conseils. Malheureusement, les recherchistes elles-mêmes étaient ostensiblement absentes à ces ateliers. Nous allons devoir réfléchir à d'autres moyens de combler cet écart entre les études sur la condition féminine et le genre en milieu universitaire et les bibliothèques et organisations de femmes du domaine des sciences de l'information.
En tant que spécialistes de l'information, nous profitons toujours en écoutant les idées et les thèmes débattus dans le monde des recherchistes féministes. Au plus, une familiarité avec les tendances et les courants dans le monde universitaire féministe peut influer sur nos plans d'acquisition et la manière selon laquelle nous cataloguons, indexons et présentons le matériel. Mais est-ce que cela marche aussi dans le sens inverse ? Il se peut qu'une session pendant laquelle les recherchistes auraient pu nous faire part de leurs désirs en vue d'améliorer l'information offerte sur le Web aurait été souhaitable. Nous n'en sommes pas encore là et la conversation entre les recherchistes et les spécialistes de l'information se fait encore attendre.
Susanne Neugebauer et Tilly Vriend
IIAV / Archiviste et coordinatrice des bases de données
(respectivement)
Forum social européen (FSE)
Paris, France, du 12 au 16 novembre 2003
Au second FSE à Paris les délégués
des différentes organisations – y compris les groupes
de femmes- peuvent se rencontrer pour avoir des débats
en profondeur affirmant qu'un ‘autre monde est possible'.Pour
d'autres renseignements, consulter:
www.fse-esf.org
Sommet mondial sur la société de l'information
(SMSI)
Genève, Suisse, du 10 au 12 décembre 2003
Le Sommet mondial sur la société de l'information
sera tenu en deux phases. La première phase du SMSI aura
lieu à Genève sous les auspices du Gouvernement
de Suisse du 10 au 12 décembre 2003. La seconde phase aura
lieu à Tunis sous les auspices du Gouvernement de Tunisie,
du 16 au 18 novembre 2005.
Pour d'autres renseignements, consulter: www.geneva2003.org/wsis.
| L 'ENAWA assurera la couverture en direct quotidienne du FSE et du SMSI. Visitez le site www.enawa.org durant ces conférences, pour lire les reportages et les mises à jour quotidiennes sur ces deux événements. |
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Éditeur
IIAV International News est une publication du Centre international
d'information et d'archives du mouvement des femmes
(IIAV).
Rédactrices
IIAV / Service de la coopération internationale
Lin McDevitt-Pugh, Mina Saadadi et
Ingrid Verver
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Préparation des textes
Susan Jessop, Amsterdam, Pays-Bas
Traduction
Maryvon Delanoë
Éditique
Wildvlees, Amsterdam, Pays-Bas
Impression
Stolwijk, Duivendrecht, Pays-Bas
Distribution
Le bulletin IIAV International News est disponible en imprimé
et par courrier électronique.
Sur la section anglaise (English) du site Web de l'IIAV,
ce bulletin de nouvelles est affiché en anglais, espagnol
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